ONATAM : Les dessous de la nomination de Abdoulaye Yaya Seck

Entre la signature d’un contrat de 10 milliards de F CFA et la nomination de Abdoulaye Yaya Seck comme président du conseil d’administration (PCA) de la Sonatam, il y a bien des rapports ; un scandale qui risque d’éclabousser le titulaire du département du Développement industriel.

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En grande pompe, le ministère du Développement industriel signe un contrat de 10 milliards de F CFA avec British American Tobacco. Officiellementla Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (Sonatam) renforce la composante industrielle de ses activités, en signant un accord de partenariat avec le groupe British American Tobacco (BAT).
Ce nouveau partenariat, dont la cérémonie de signature s’est déroulée ce 7 septembre en marque le début d’une aventure rocambolesque et d’un scandale.
Avec un tel montant en jeu, le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Mohamed dit Kassis s’est donné le temps et le moyen de bien gérer ce business. A son arrivée à la tête de ce département de tutelle de la Sonatam, il chamboule tout et met la main sur la gestion de l’entreprise.
Premier acte : il nomme en qualité de président du conseil d’administration (PCA), son tuteur, Abdoulaye Yaya Seck, époux de son mentor, Seck Oumou Sall, maire de Goundam. En son temps, des voix se sont élevées pour désavouer une telle nomination aux relents de népotisme.
Deuxième acte : Quelques mois après, ce que redoutaient les employés survient : une mainmise totale du ministre Kassis sur le patrimoine de la Sonatam.
Normalement, le poste de PCA est limité dans ses actions mais, curieusement, M. Seck fait le travail dévolu au directeur général de l’entreprise. Une telle posture est contraire à l’organigramme de la Sonatam, mais elle est tolérée au regard de la proximité entre le PCA et le ministre.
Pour confirmer les soupçons de favoritisme, le contrat de financement de10 milliards accordé à la Sonatam est passé sous la coupe de Abdoulaye Yaya Seck. C’est bien lui qui signe le contrat alors que le directeur général se voit reléguer au second plan.
En tout état de cause, 10 milliards de F CFA, c’est bien une belle moisson pour un ministre assoiffé de prestige qui n’a jamais fait mystère de ses intentions de contrôler la Sonatam.
Affaire à suivre…
Awa Camara

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