Mondiaux Athlétisme: le baroud d’honneur du roi Usain Bolt

Usain Bolt dispute ses septièmes et derniers Championnats du monde d’athlétisme, à Londres. Le sprinteur jamaïcain, qui a marqué l’histoire du sport, tentera de partir sur une ultime victoire sur 100 mètres…

De notre envoyé spécial à Londres,

La « foudre » va s’abattre une dernière fois sur le monde du sport, à Londres. Usain Bolt, le meilleur sprinteur de tous les temps, s’apprête en effet à disputer son ultime grande compétition, à l’occasion des Championnats du monde 2017.

Le Jamaïcain de 30 ans prendra le départ des séries du 100 mètres ce vendredi 4 août, avec sans doute des demi-finales ainsi qu’une finale le lendemain à 19h45 TU, avant le relais 4×100 mètres le samedi 12 à 19h50 TU.

Un athlète « imbattable »

Chacune de ses foulées sera scrutée, admirée, chérie, tant Usain Bolt, recordman du 100 mètres en 9 secondes et 58 centièmes, et du 200 mètres en 19 secondes et 19 centièmes, aura marqué l’histoire de sa discipline par ses performances ahurissantes et son charisme.

« Imbattable », c’est le qualificatif que l’intéressé aimerait d’ailleurs voir accolé à sa carrière, déjà riche de onze titres mondiaux et de huit médailles d’or olympiques. De fait, Usain Bolt n’a quasiment jamais failli, si l’on excepte une disqualification sur 100 mètres aux Mondiaux 2011 à Daegu.

« Sa retraite va être terrible pour l’athlétisme »

En sept Championnats du monde et quatre Jeux olympiques, le natif de Trelawny a quasiment mis l’athlétisme sous sa coupe. « Pour moi, sa retraite va être terrible, lance le Français Pierre-Ambroise Bosse, spécialiste du 800 mètres. On ne s’est pas ce qu’il va se passer après. J’ai un peu peur pour mon sport. Lorsque Bolt va dans un stade ou qu’il est sur une affiche, il remplit les tribunes. Sans lui, les stades ne sont pas remplis. A Londres, les gens sont peut-être fans de sports, mais ils savent surtout que c’est la dernière d’Usain Bolt. Il faut aller le voir ».

Le Jamaïcain a marqué toute une génération de coureurs, des plus illustres aux moins connus. Le Camerounais Jean Tarcicius Batambok s’apprête à participer à ses premiers Mondiaux, à 29 ans, sur 100 mètres. « Courir aux côtés d’Usain Bolt est vraiment mon plus grand souhait, sourit ce professeur d’éducation physique, avec des yeux pétillants. Ce serait vraiment un grand honneur ».

L’Ivoirien Wilfried Koffi Hua, engagé sur 200 mètres, est également dithyrambique : « C’est quelqu’un qui a vraiment influencé notre sport. Il a vraiment impacté ma carrière. Je regardais beaucoup les vidéos de Bolt, jusqu’à ce que je coure contre lui, en 2013. J’avais la chair de poule d’être à côté de lui. Ça a vraiment été une expérience phénoménale et merveilleuse. »

Dans ce concert de louanges, l’Ivoirien Ben Youssef Méité, qui brigue une médaille sur 100 mètres, met un petit bémol. « C’est sûr qu’il a apporté beaucoup de choses à l’athlétisme. Mais chaque chose a une fin. On lui souhaite bon vent et on lui dit merci pour tout ce qu’il a apporté à l’athlétisme. Mais moi, ça ne me fait rien d’autre », conclut le champion d’Afrique, qui ne compte pas jouer les faire-valoir pour la dernière d’Usain Bolt.

Propos recueillis par Christophe Diremszian, Christophe Jousset et David Kalfa

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