Massacres des militaires maliens : Que de mensonges au peuple – Le DDR, seule solution, pour arrêter la saignée ?

Les FAMAs sont quotidiennement victimes d’attaques au nord et au centre du pays, avec leurs lots de morts et de blessés.

La situation est telle qu’on a comme l’impression que la mort de nos soldats a cessé d’indigner nos autorités ! Il est temps que ça cesse, et il clair que ça ne saurait cesser sans qu’on se parle franchement. Nous parler franchement aujourd’hui revient à nous interroger sur l’utilité de l’accord d’Alger, cet accord signé depuis mi-juin 2015.

Et parlant de cet accord, quel est aujourd’hui son niveau d’avancement sur le terrain ? Rien pratiquement, à part le fait qu’on s’accommode à se mentir ! En effet, si l’on s’en tient au dernier round du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), la situation à ce jour se résume encore sur le terrain à des affrontements entre certains signataires de l’accord, à  des attaques (terroristes ?) ciblées contre les Famas.

Voilà la situation délétère qui prévaut sur le terrain, pendant que certains se complaisent à faire des communications  sur d’insaisissables progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord : état de mise en œuvre du chronogramme intérimaire ; opérationnalisation des autorités intérimaires ; mécanismes sécuritaires (MOC, patrouilles mixtes, CNDDR et CNRSS) ; révision constitutionnelle ; Charte pour la paix, Unité et réconciliation nationale ; Défense et Sécurité ; Développement Socio-économique et Culturel ; Réconciliation, Justice et questions Humanitaires…

Non, en réalité l’accord ne fonctionne plus. Et il serait illusoire de penser retrouver la paix et la quiétude dans ces conditions. Autrement dit, il n’y a pas mille solutions à ce qui prévaut en ce moment au centre et au nord du pays, il faut au préalable désarmer tous les groupes armés (plateforme et CMA confondues) et laisser le terrain à l’armée malienne et à ses partenaires internationaux.

Nul ne s’est jusqu’ici demandé pourquoi nos forces tombent toujours dans des embuscades ? Elles le sont parce que des parties prenantes à l’accord sans foi, ni loi sont tapis dans l’ombre pour signaler leurs mouvements, s’ils ne sont pas déjà ceux qu’on se plait à appeler terroristes. Face aux massacres de nos soldats, le déclic doit venir de quelque part.

Laissons tout de côté, employons-nous au désarmement des groupes armés, et le Mali en ressentira tout de suite les effets. Toutes autres solutions seraient de faire durer les supplices de nos soldats. Basta massacres et attaques !

Salif Diallo

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