Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma : « l’Accord d’Alger est dans l’impasse »

L’Accord pour la paix et la réconciliation est dans l’impasse. C’est le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali qui le dit dans une interview à Studio Tamani. Cette déclaration intervient alors qu’il y a quelques jours, des groupes signataires de l’accord se sont violemment affrontés à Kidal. Mahamat Saleh Annadif qui rejette les accusations de « parti-pris », insiste sur « la responsabilité » des parties signataires dans la mise en œuvre de l’accord. Selon le chef de la Minusma, les sites de cantonnement sont par ailleurs prêts et les choses devraient s’accélérer dans les prochains jours.

A Kidal comme à Ménaka, le groupe d’auto-défense Gatia, accuse les forces internationales de ne pas jouer pleinement leur rôle de neutralité. La Mission de l’ONU récuse ces accusations et rappelle les dispositions de l’Accord d’Alger.
Mahamat Saleh Annadi, chef de la Minusma…

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Ces accusations interviennent après de violents affrontements qui ont opposé les groupes rivaux, signataires de l’Accord d’Alger. Le chef de la Mission de l’ONU regrette « une violation du cessez-le-feu », et rappelle les engagements de chaque partie.
Mahamat Saleh, chef de la Minusma…

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La résolution de l’ONU sur le Mali prévoit des sanctions contre « les fauteurs de troubles ». Pour autant, des évènements de Tabankort, à Ménaka en passant par Anefis et Kidal, aucune sanction n’a été adoptée. Interrogé sur la question, le patron de la Minusma pense qu’il faut donner une chance au dialogue.
Mahamat Saleh Annadif…

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Après les affrontements, beaucoup d’observateurs pensent qu’il faut aller vite au cantonnement et au désarmement des groupes armés. Sur la question, le Chef de la Minusma rassure et pense qu’après cette zone de turbulences, les lignes devraient bouger.
Mahamat Saleh, chef de la Mission au Mali…

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Signé en mai et juin 2015 l’accord d’Alger devrait consacrer le retour de la paix au Mali et celui de l’administration dans les localités où l’Etat est absent. Deux ans, les observateurs sont unanimes que le bilan reste « mitigé ».
En attendant, d’autres groupes armés s’impatientent pour la mise en œuvre de l’accord. Selon eux, le processus de paix ne peut être pris en otage à cause de Kidal. Le « Mouvement Populaire pour le Salut de l’Azawad » l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse à Bamako. Il lance un ultimatum de 14 jours aux parties pour une évolution du processus. Au cas contraire, le mouvement menace de bloquer l’accès de Tombouctou.
Boubacar Sidick Ould Atalib est Secrétaire général du « Mouvement Populaire pour le Salut de l’Azawad » :

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