Hôpital Gabriel Touré, ce royaume des croque-morts : Les brancardiers exigent 2000 F CFA avant d’emmener un mort à la morgue

Hôpital Gabriel Touré, cet hôpital, jadis de référence au Mali et au plan sous-régional, est devenu, par manque d’une vraie politique de bonne conduite de son personnel, un lieu dont le seul mot qui vaille est l’argent.

Incontestablement, à l’Hôpital Gabriel Touré, la rapacité, le mercantilisme des agents  sont à telle enseigne que les Hommes chargés de transporter les personnes qui rendent l’âme dans un lit d’hospitalisation ou un bloc opératoire ne s’exécutent qu’après le paiement en espèces sonnantes et trébuchantes d’une somme de deux mille francs CFA (2000). Ce qui n’est pourtant pas prévu dans les prestations des services au sein de l’Hôpital.

Etant donné que ceux qui sont chargés de ce domaine sont des employés de l’Hôpital, payés par  le contribuable malien. Le constat nous été rapporté par des témoins oculaires, des accompagnateurs et proches parents des patients et défunts.

C’est le cas vécu par cette Dame dont  le conjoint a rendu l’âme dans la salle où il était hospitalisé.  Selon notre interlocutrice, c’est un Médecin qui l’a révélé que pour transporter le corps de son mari à la morgue, il faut qu’elle débourse officieusement une somme de 2000 francs CFA à remettre aux agents spécialisés, les brancardiers. Comme, vous pouvez l’imaginer,  la bonne Dame, malgré les larmes de veuve qu’elle versait, a été contrainte de sortir de son portefeuille un fameux billet de 2000 FCFA pour remettre de main à main (et sans aucun reçu) à un des brancardiers, ces croque-morts.

Elle avait voulu même prendre son défunt dans les bras pour la morgue. Tellement qu’elle en était déçue et indignée de cette rapacité érigée en système dans le plus célèbre Hôpital national du Mali.   Et, ce qui devient plus révoltant c’est que le système adopté est celui frisant la célèbre formule de nos commerçants de Dabanani : « Achat avant service ».

Aussi, tenez-vous bien ! Cette opération mafieuse des brancardiers n’a rien de commun avec les formalités à remplir officiellement à la morgue où il vous sera délivré un numéro de votre corps.
Ouf ! Où va le Mali avec ces employés funèbres?

M.Y.

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