Affrontement entre le GATIA et la CMA à Ménaka :La partialité de la France ne fait plus aucun doute

La France, le pays colonisateur du Mali est reconnu pour ses jeux troubles en Afrique singulièrement Francophone, pour préserver son influence et ses intérêts dans ces anciennes colonies.

 

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L’affrontement entre le GATIA pro-gouvernemental et la CMA pro-français a levé le voile sur le dessein inavoué de la France. Le complot contre le Mali a été avéré au cours de ce énième affrontement. La force Barkhane est l’ennemi numéro 1 du Mali. Elle se déguise tantôt en Jihadiste, tantôt en MINUSMA, tantôt en CMA selon le sens de ses intérêts. Toujours en perpétuel complot contre l’Etat souverain du Mali.

Cette situation d’insécurité semble être le dessein visé de la force Barkhane au Mali. Pour atteindre cet objectif il fallait en finir avec le GATIA, qui était la première force sur le terrain et qui ne défend qu’un Etat très faible.  Une fois cette force défaite, les autorités Maliennes n’auront plus aucun regard sur eux. Ils seront donc en terrain conquis, et au finish, ils proclameront encore une fois de plus leur indépendance. Cette fois-ci au vu et au su de la communauté internationale. Cette communauté internationale dont la France en tête qui a crée et entretenu cet état de fait au septentrion Malien, approuvera cette indépendance sans l’amertume.

Car, elle dira que le Mali n’a pas les moyens de sécuriser l’ensemble de son territoire. C’est un processus planifié pour une  longue durée. Quant -est que les autorités Maliennes se réveilleront pour assumer leur responsabilité historique devant l’histoire ? La chute de la ville de Ménaka et environ est la première étape du processus de reconquête des régions dans le Nord de notre pays. Ce processus est planifié par la France dans le seul dessein de créer un Etat fantoche dans lequel elle exploitera les ressources naturelles du Nord du Mali à sa guise et à  sa volonté. Les derniers événements survenus à Ménaka en témoignent beaucoup.

Malgré les menaces des forces d’occupations implantées dans notre pays au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme, les combattants du GATIA ont maintenu leur position jusqu’à l’ultime sacrifice sans que l’Etat ne pipe un mot. Le régime d’IBK est plutôt préoccupé à organiser le referendum sur la révision d’une constitution taillée sur mesure plutôt  qu’à sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali. Le Gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maiga est disposé à dilapider des centaines de millions pour défendre cette reforme constitutionnelle jugée inopportune selon l’analyse des spécialiste.

Un pays existe lorsqu’il est administré par une autorité, on parle d’autorité lorsqu’elle est exercée sur une population donnée. Force est de reconnaitre que cette autorité ne s’exerce plus sur le septentrion malien depuis plus de 4 ans.  Le déploiement des FAMAS sur toute l’étendue du territoire Nationale n’est guère une priorité. La sécurisation des régions de Ménaka, Kidal, Gao, Tombouctou et Taoudéni  est confiée aux forces étrangères engagées au Mali et non le Boulot de l’Armée Nationale. Quelle irresponsabilité devant l’histoire ? Ce manque de vision du Président de la République et  son gouvernement ne fait plus aucun doute. Le Malien lambda s’interroge s’ils travaillent pour le Mali ou pour la France ?  Sinon pourquoi vouloir imposer  à son peuple une révision constitutionnelle en période de crise ?

Tant qu’il n’y pas une vision claire partagée par l’ensemble des acteurs politiques au Mali, le pays sera dirigé toujours par une force obscure anti-terroriste (Barkhane) ou soit disait maintien de paix (Minusma). Le soutien des forces françaises et la Minusma à la CMA au détriment de la Plateforme et les FAMAS est désormais évidente. Comment se fait-il que la force Barkhane et la Minusma procèdent aux désarmements fréquents du GATIA et au cantonnement des FAMAS pendant que toutes les occasions sont offertes à la CMA pour mieux s’armer ?

Les derniers événements à Ménaka prouvent à suffisance la volonté manifeste de la Barkhane et la Minusma à participer activement au processus d’occupation et de partition du Mali. Les autorités doivent demander le départ pur et simple des forces étrangères du Mal. Pour éviter le cas du RD Congo où la MONISCO  après dix ans de présence n’a jamais ramené la paix dans ce vaste et riche pays de l’Afrique Centrale. L’avenir nous  édifiera. Dans ces conditions, même l’initiative du G5 Sahel ne résoudra pas nos problèmes d’insécurité tant que la France est mêlée dans ce processus.  Un peuple qui a colonisé  un autre ne deviendra jamais  le sauveur de celui-ci.

Seydou Diarra

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